DARK WATER
De Hideo NAKATA avec Hitomi KUROKI, Rio KANNO, Mirei OGUCHI
Sortie cinéma France : 26 février 2003 Genre : Drame fantastique, horreur
Madame MATSUBARA et sa fille Ikuko emménage dans un vieil appartement qui a des fuites au plafond d’une chambre…Pour l’anecdote, au Japon, le quatrième étage, celui de l’appartement inondé, est considéré comme un étage maudit, au même titre que le treize en France. De ce fait, les grands hôtels sont par exemple censés ne pas avoir de quatrième étage.
Une bonne idée de base, assez originale, qui aurait pu devenir une référence du film fantastique. Le film tarde à décoller et l’intrigue met du temps à se mettre en place. En effet, il faut attendre plus de la moitié du film pour sentir la pression montée. D’un point de vue technique, la réalisation est tout a fait banale sans plan de génie ni effets spéciaux qui en mettent plein la vue. Le film n’est fait en majeur partie que de plans fixes, le réalisateur utilise les techniques traditionnelles des films d’horreur (plan fixe sur un personnage puis travelling qui fait découvrir un autre personnage suspect derrière celui du premier plan…).
NAKATA mise avant tout sur la simplicité plutôt que sur l’excentricité. Fatalement, cela donne un film relativement mou mais extrêmement touchant (on retiendra la scène de l’ascenseur à la fin), contrairement à ce que l’on pourrait penser. Inévitablement, beaucoup d’élément dans ce film font penser au RING de ce même réalisateur mais on ne peut absolument pas parler de remake : l’horreur est incorporé dans le quotidien d’une famille présentée de façon réaliste, qui n’a rien d’extraordinaire puisqu’on parle de divorce, de garde d’enfant…
Quoiqu’il en soit, cela reste du bon NAKATA qui mérite qu’on s’attarde dessus, en témoigne son prix au « fantastic arts » de Gérardmer, son prix de la critique internationale et celui du jury jeune.
